Famille HENAUT - LESCART

Anne DE CHAUNAY

François DE CHAUNAYAge: 55 years13901445

Name
François DE CHAUNAY
Given names
François
Surname
DE CHAUNAY
Also known as
François DE CHAUNOY
Birth estimated 1390 37 20

Marriage of parentsGuillaume DE CHAUNAYMarie DE BEAUÇAYView this family
after 1404 (Age 14 years)

Birth of a daughter
#1
Anne DE CHAUNAY DE CHANDENIERS
estimated 1420 (Age 30 years)
MarriageCatherine DE LA ROCHEFOUCAULDView this family
1430 (Age 40 years)

Death of a maternal grandfatherJean DE BEAUÇAY
1430 (Age 40 years)

Death of a fatherGuillaume DE CHAUNAY
1437 (Age 47 years)

Occupation
seigneur de La Motte-Chandeniers

Death after 1445 (Age 55 years)

Family with parents - View this family
father
mother
Marriage: after 1404
-13 years
himself
Family with Catherine DE LA ROCHEFOUCAULD - View this family
himself
wife
Marriage: 1430
-9 years
daughter

Note

François de Chaunay, fils unique de Guillaume et de Marie de Bauçay, fut seigneur de Chaunay, Javarzay, Champdeniers et la Motte-de-Bauçay. Il changea le nom de ce dernier fief, qui lui venait de sa mère, en celui de la Motte-Champdeniers. Catherine de La Rochefoucauld, qu’il avait épousée vers 1420, était fille de Guy, seigneur de La Rochefoucauld, et de Marguerite de Craon. Ils n’eurent qu’une seule fille, Anne ou Annette, dont le rapt par Jacques Chabot, sr de Pressigny, aidé de ses deux frères, est rapporté ici. On voit que cette violence fut exécutée vers la fin d’octobre 1444. Nous sommes obligé de nous en tenir au récit sommaire qui en est fait dans la rémission octroyée à Germain et Léon Chabot. François de Chaunay poursuivit bien les ravisseurs au Parlement de Paris, mais le principal coupable ayant été soustrait à la juridiction de la cour et jugé par le grand conseil, on ne trouve que les débuts de ce procès, et non les plaidoiries ni l’arrêt, qui auraient permis de contrôler la version fournie par les accusés. La première trace qu’on en relève sur les registres du Parlement remonte au 11 mars 1445 n.s. A cette date, le procureur général et François de Chaunay se firent adjuger un premier défaut contre les frères Chabot, qui n’avaient pu être pris au corps et s’étaient gardés de comparaître, quoique ajournés sous peine de bannissement et de confiscation. Les autres complices poursuivis étaient : Mathurin Dupuy, Jacques de La Boutaille, Colas Jay, un nommé Jacquet, Colas Bernard, maître Eustache [Blanchet], Olivier Hémonnet, Jean de Saint-Caudon, un appelé le Grand Jehannin, [Guillaume] Levron, Me Alain [de Coëtquen], André Nanin et Benoit Texier. Plusieurs de ceux-ci ayant été compromis aussi dans l’affaire de séquestration de Geoffroy Le Ferron par François de Montcatin, capitaine de la Roche-sur-Yon (voy. ci-dessus, p. 247, note, et p. 251, note), nous avons pu rétablir leurs noms quelque peu défigurés sur ce registre. Le 15 avril suivant, jour de nouvelle assignation, Jean David, tondeur de draps, demeurant à la Roche-sur-Yon, vint essoiner Jacques Chabot. Il affirma à la cour, sous la foi du serment, que le mardi 6 avril précédent il avait laissé dans cette ville Jacques au lit malade. Celui-ci, étant à la chasse, le lendemain de Quasimodo, était tombé dans un fossé, son cheval sur lui, et s’était demis le pied et rompu une côte. Le procureur du roi demanda que cette excuse ne fût pas admise et qu’un nouveau défaut fût prononcé contre le défaillant, vu la gravité du cas pour lequel il était ajourné, « qui est pour la prise de la forteresse dudit messire François de Chaunay et le ravissement de sa fille, ainsi que portent les informations ». Rapiout, avocat de Jacques Chabot, répliqua qu’il n’y avait pas rapt, mais simplement séquestration, Anne de Chaunay ayant été promise en mariage à son client, « ainsi qu’il dit apparoir par le contrat, dont il offre faire prompte foy ». Il s’écoule ensuite plus de neuf mois avant qu’il soit de nouveau question de cette affaire. Le lundi 31 janvier 1446 n.s., Jean Pelu, dit Essilles, poursuivant de Louis Chabot, seigneur de la Grève, apporta à la cour une nouvelle prétendue essoine. Le 23 janvier, à sept heures du matin, dit-il, il avait vu « ledit Jacques en une chambre au chasteau de Montsoreau, lequel estoit malade au lit de ce que, le jour précédent, il estoit tombé de basteau dans la Loire et avoit failli se noyer, et n’avoit point d’autre maladie, mais à cause de ladite cheute et qu’il avoit beu largement de l’eaue et lors avoit fort gelé, il estoit griefment malade, etc. » Ce qui n’empêcha pas que, le 3 février suivant, la cour adjugea un nouveau défaut contre Jacques Chabot et ses frères. (Arch. nat., X2a 24, aux dates susdites.) Dès lors il n’est plus question de ce procès sur les registres. Jacques ayant été condamné à mort par le conseil et exécuté, il ne fut sans doute pas fait de nouvelles poursuites contre ses complices, et Germain et Léon Chabot jouirent de tout le bénéfice de leur rémission.

Quant à Annette de Chaunay, elle épousa, le 27 juin 1448, Jean de Rochechouart, chevalier, auquel elle porta tous les domaines de sa famille. On trouve dans le registre des hommages et aveux dus au connétable de Richemont que Jean de Rochechouart, au nom d’Anne de Chaumay, sa femme, fit hommage lige, à cause du château de Parthenay, de « hostel, fort lieu et terre de Champdeniers. Et paravant en faisoit hommage mre François de Chaunay, chevalier, père de la dite Anne. » (R1* 190, fol. 270 v°.) Celle-ci décéda à Javarzay, le 14 juillet 1477, suivant le Dictionnaire des familles du Poitou, 2e édit., t. II, p. 332.

Media objectAnne DE CHAUNAYAnne DE CHAUNAY
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